Situation de départ

Thélio, en tant qu’acteur spécialisé dans la data, l’IA et la transformation digitale, emploie des consultants dont le rôle est à la fois technique et stratégique. Leurs missions s’articulent autour de plusieurs axes clés :

  • Analyse et modélisation de données : Concevoir des solutions data-driven pour répondre aux besoins métiers des clients.
  • Conseil en transformation digitale : Accompagner les entreprises dans l’intégration de technologies innovantes (IA, Big Data, automatisation).
  • Pilotage de projets complexes : Orchestrer des équipes pluridisciplinaires et garantir la livraison de résultats tangibles

Au quotidien, les consultants de Thélio doivent donc gérer un double défi :

  • Expertise technique : Maîtriser des outils et méthodologies pointues (Python, SQL, DataViz, Cloud, etc.).
  • Relation client : Savoir vendre, convaincre et aligner les parties prenantes (internes et externes) sur des enjeux souvent abstraits ou techniques.

La prise de parole : un levier stratégique sous-estimé

Dans un environnement où la data est un langage universel, la capacité à communiquer clairement et avec impact devient un atout différenciant. Pourtant, les consultants data font face à plusieurs enjeux :

A. En interne :

  • Présentations de livrables : Expliquer des analyses complexes à des équipes non techniques (direction, marketing, opérationnels).
  • Réunions de cadrage : Aligner les attentes et prioriser les actions avec des métiers aux objectifs parfois divergents.
  • Formation et partage de connaissances : Transmettre des compétences techniques à des collaborateurs moins expérimentés.

B. En externe (relation client) :

  • Pitchs commerciaux : Convaincre des prospects ou clients de la valeur ajoutée d’une solution data, souvent perçue comme coûteuse ou abstraite.
  • Démonstrations techniques : Rendre accessibles des concepts complexes (algorithmes, dashboards, ROI) à des décideurs non experts.
  • Gestion des objections : Répondre aux craintes (coût, complexité, changement) avec des arguments clairs et structurés.

Défis à relever

Stéphanie Corsan (responsable RH) et Alexandre Moine, président et cofondateur m’ont donc indiqué dès le départ :  vouloir former les consultants afin de faire face à plusieurs défis :  

  • Le syndrome de l’expert : difficulté à simplifier leurs discours par peur de perdre en précision.
  • Manque de méthodologie : Absence de structure claire pour organiser leurs idées.
  • Stress et manque de confiance : Appréhension face à des audiences aléatoires en externe, manque de confiance parfois en interne.

Pourquoi la prise de parole est un enjeu clé pour Thélio ?

Dans un marché concurrentiel, la capacité à expliquer et vendre une solution data fait la différence. C’est clairement un gage de crédibilité et différenciation.

Ensuite, des présentations claires, percutantes et pédagogiques réduisent les malentendus et accélèrent la prise de décision.

Les consultants data chez Thélio se forment bien plus qu’à la rhétorique, mais développent : autonomie et polyvalence en combinant à la fois une expertise technique et la relation client.

Enfin, avec des consultants éloquents, c’est toute l’image de marque de Thélio qui est renforcée. 

L’ethos de Thélio n’est plus seulement celui d’un partenaire technique mais aussi stratégique pour ses clients.

Mon approche

J’ai imaginé trois jours de formation, permettant de travailler tous les fondamentaux incontournables : pour des consultants modernes qui voudraient développer une prise de parole technique, sans jamais être soporifique en réunion et en rendez-vous client. 

Le premier jour est l’occasion d’entrer directement dans le vif du sujet. 

Les stagiaires découvrent comment ancrer leurs postures au sol, gérer leur stress, et impliquer l’attention du public, par le regard.

Ils disent peu à peu au revoir aux tics de langage, aux scories. Aux regards au sol ou vers le  plafond. Puis l’après-midi :  ils découvrent, les trois piliers d’une prise de parole convaincante et persuasive : à travers plusieurs jeux de rôle, mises en situation adaptées à leurs métiers.

Dans l’un d’eux, ils doivent par exemple en binôme, traduire les notions les plus complexes de leurs métiers en moins d’une minute. (tu sais toi par exemple ce qu’est un ETL ou un DATA LAKE ? )

Résultats ?

Ils apprennent à utiliser des analogies, des comparaisons ou des métaphores plutôt que de recourir à des acronymes ou à des anglicismes qui donnent mal à la tête aux plus néophytes.

Le deuxième jour, ils s’entraînent à forger des prises de parole structurées et cohérentes.

Le matin, ils apprennent à gérer des situations improvisées.

Par exemple, comment gèrer une salve de questions en réunion ? Comment répondre à : “Hey au fait, tu fais quoi dans la vie ?” Ou bien comment parler de l’état d’avancée d’un projet en réunion.

L’après-midi, place aux techniques du pitch.

Ils découvrent comment capter l’attention, et éviter les accroches en : “Bonjour…euh…moi je voulais vous parler aujourd’hui de…” pour plutôt adopter : une question rhétorique, une statistique frappante ou bien d’autres accroches possibles qu’ils découvrent via des exemples vidéos et qu’ils testent sur des cas concrets.

Ensuite, grâce à une structure imparable, ils apprennent à valoriser leurs solutions techniques face à des problèmes coûteux, urgents, reconnus pour leurs cibles.

Ils renforcent le désir de leurs cibles en décrivant précisément les bénéfices concrets de leurs solutions, et surtout transforment les “voilà” de conclusion par des appels à l’action : simples et concrets.

Résultats ?

Le troisième jour, c’est la cerise sur le gâteau.

Qui dit présentations, dit souvent slides d’illustrations (pour le meilleur et souvent pour le pire).

On apprend donc à transformer des chiffres imbuvables, en images concrètes pour nos cibles.

On déploie des visuels, des pictogrammes ou graphiques percutants qui donnent envie d’être écoutés.

En quelques exercices : ils s’entraînent à en mettre moins pour dire plus.

MESURER

Les impacts mesurés depuis la formation

D’un groupe pilote début 2025, Thélio m’a depuis confié l’intégralité de ses équipes à former. 

A l’heure où j’écris, c’est donc 32 Data engineers qui se sont formés à ma méthode (et d’autres groupes sont à prévoir en 2026).

Pour le bilan, voici ce qu’ils ont pu apprendre en deux ou trois jours selon les formules choisies

gérer son stress, s’ancrer physiquement et rassurer ses interlocuteurs en interne comme en externe

Générer un effet de halo positif, dès le début d’une présentation commerciale ou d’une réunion

Transformer le jargon, traduire les acronymes complexes en images ou récits accrocheurs

Capter l’attention grâce à des accroches adaptées en réunion, présentation ou conférence; entretenir l’attention de publics aléatoires : en alternant des éléments rationnels (argument, statistique, preuve…) avec des outils émotionnels (formules percutantes, images, anecdote, exemple marquant…)

Conclure efficacement une présentation commerciale et générer plus de “oui” et moins de “on va réfléchir”

Gérer des situations de prises de parole improvisées (trop) souvent perçues comme douloureuses : répondre à des questions techniques devant un client, se présenter efficacement et brièvement en tour de table, etc.

Générer de l’attention et la mémorisation des messages grâce aux aux techniques de slides. Dire au revoir aux effets prompteurs ou effets de synthèse.

Se différencier dans un marché où la data est reine, mais où la communication est souvent le maillon faible.

J’ai plusieurs formations en magasin 😉

TÉMOIGNAGES

Sinon, c’est aussi les principaux concernés, qui en parlent le mieux